Mon inspiration

Cherchant à concrétiser mon goût pour la photo de petites choses, j'ai parcouru, en 2003, le net avec tous les mots clés possibles, j'ai badé des Oh et des Ah jusqu'à ce que je tombe sur un site qui m'a laissée sans voix, bouche ouverte comme un poisson sans air. J'ai eu le bonheur, plus tard de sympathiser avec Sophie Thouvenin, l'auteur de ces merveilles à couper le souffle, elle vaut bien ses photos. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si je n'avais pas vu son site avant de commencer la macro....  Ce que je sais,  c'est que j'ai vu son site avant, et que plus rien ne m'a intéressé que la gestion de ces merveilleux flous. Je l'ai suivie dans sa recherche, et je suis partie dans des directions souvent différentes, plus attirée par le mouvement, la vie, le joyeux désordre, (ce qu'on a appelé "trash", sans connotation péjorative), que par l'épure et l'élégance.   Contrairement à beaucoup de jeunes génies qui ont tous inventé  tout seuls cette pratique à l'époque hérétique, j'ai toujours rendu grâce à Sophie de m'avoir montré cette porte-là.

Où vais-je?

Il est coutumier de dire "j'ai voulu, je veux faire ceci, cela". Je ne le peux pas, je ne veux rien du tout... que suivre les images là où elles m'entraînent. Je les rencontre d'abord "à l'oeil nu", partout, et surtout là où personne ne voit rien. Si je le peux, je les capture. Avec ce que j'ai sous la main, reflex ou téléphone. Cela a été d'abord du tout petit, c'est ma période macro, débuts au Coolpix avec une bague Raynox tenue devant mon objectif, puis un Minolta 7D Mon seul projet : " ne jamais refaire  ce qui a déjà été fait, et ne pas refaire ce que j'ai déjà fait ". Inquiétant projet : à toujours vouloir aller plus loin, on ne peut que rencontrer un mur. Le 1er mur a été franchi grâce au reflex. Le 2ème mur en combinant mes macros : vers l'infographie De là, je suis menée par mes créations. Certaines, expressives, demandent à devenir animées, c'est ma période bidulos. Pour mes créatures, exigeantes, je cherche des fonds, des lieux de vie.  Qui devient à eux seuls des tableaux étranges et oniriques. Puis, tout demande à entrer dans le jeu : les humains, sous forme de portraits, les machines, les lieux, les objets. Certains resteront portraits, photos de machines, etc... D'autres s'intègrent dans des compositions où se côtoient en paix contraires et impossibles.